Phase 0 — prérequis


Ce texte relate donc les différentes étapes d’un projet collectif. Ce projet, détaillé dans l’introduction, comporte plusieurs prérequis. Les analyses, les méthodes, les ateliers décrits dans les différentes phases du projet ont été possibles grâce à la mise en place d’un certain environnement propice au bon déroulé du projet.
Cette phase décrit ces prérequis qui ont été nécessaires à l’élaboration du projet.

Un projet collectif


Afin de répondre à la demande de l’appel à projets et dans une démarche de recherche-action collective, la première initiative a été de constituer un panel de coopératives. Ce panel sera utile tout au long du processus. En effet, les différentes phases du projet ont été réfléchies en alternant les moments collectifs et individuels. C’est-à-dire en considérant autant les discussions et les interactions entre les membres d’une même CAE que les interactions entre les coopératives. L’alternance de ces moments sert à conscientiser autant les besoins et les problématiques de chacune des coopératives et de les confronter aux autres CAE.
Le choix des CAE constituant le panel peut se faire de différentes façons : soit par une approche géographique en se cantonnant à un périmètre restreint, soit par une approche “métier” en choisissant des CAE spécialisées ou au contraire généralistes, soit par taille relativement équivalente. Plus le choix des coopératives constituant le panel sera fait selon des critères restreints, plus les problématiques communes seront relatives à des besoins précis (géographiques, secteur d’activité, taille…). À l’inverse, plus les critères seront larges, plus les besoins croisés dans ces coopératives seront d’ordre universel.
Le nombre de CAE constituant le panel sera aussi un critère à prendre en compte. Un petit nombre de coopératives présentes au sein du projet rendra les croisements des problématiques et des besoins plus sensibles, mais une gestion du groupe plus agile. En revanche, un groupe plus large permettra de créer plus d’interaction dans les phases de réflexions communes, mais engendrera des croisements d’agendas et des disponibilités de chacun·e plus complexes.

Désignation de référent·es du projet


Une fois les coopératives du panel sélectionnées, il sera très utile que celles-ci désignent formellement leur participation au projet par un accord d’engagement écrit, une décision de CA ou une réunion dédiée. Avec cette décision, une désignation de référent·es pour le projet scellera également la participation à l’ensemble des phases qui constituera le projet. Ces référent·es seront des membres qui représenteront la partie employeuse et la partie salariée. Cette dichotomie employeur/salarié sera nécessaire pour l’élaboration des phases de négociations et de validation des accords. Néanmoins, certaines coopératives ont parfois du mal à déterminer et à conscientiser ces deux parties comme distinctes et encore moins antagonistes. Afin d’aider à la constitution de ces 2 parties, nous pouvons rappeler que la partie employeuse sera constituée des personnes en charge de la responsabilité légale de la coopérative. Suivant les structurations, cela peut être le conseil d’administration, le directoire, le conseil de coopération, et par délégation le·a gérant·e ou cogérant·es, le·a directeur·ice général•e ou la direction, le·a DRH, ou toute autre personne ou groupe de personnes désigné·es comme telle.
Concernant la partie salariée, celle-ci pourra être représentée par un·e membre du CSE s’il existe, et/ou tout autre salarié·e ou groupe de salarié·es souhaitant s’investir dans ce projet.

Tous ces protagonistes ainsi identifié·es, le but du projet devra être clairement défini et porté à la connaissance de tous·tes : réussir, par la négociation collective, à concevoir, valider, déposer et mettre en place un accord d’entreprise en phase avec les besoins de la CAE.